SOUTIEN DE LA FEVIS AU BUREAUEXPORT

L’export est devenu un enjeu majeur pour les 139 ensembles musicaux adhérents de la FEVIS, producteurs de musique allant de la période médiévale à la création contemporaine qui réalisent 15% de leurs représentations à l’étranger, soit 300 spectacles par an et ont joué dans plus de 50 pays entre 2013 et 2016.

Ces résultats impressionnants, au regard des moyens limités dont disposent les adhérents de la FEVIS (équipes administratives de 2 à 3 personnes en moyenne) et des nombreuses barrières à la mobilité, administratives comme financières, qu’ils doivent surmonter, démontrent l’attractivité des ensembles français et leur exceptionnel potentiel de développement international.

Ils sont le fruit du travail acharné de leurs équipes, mais n’aurait pas été possibles sans le soutien du Bureau Export, qui accompagne de manière déterminée et militante les ensembles, au moyen d’aides financières, de conseils, de mises en relation avec les professionnels étrangers et de services permettant d’assurer leur présence dans des évènements professionnels majeurs.

Depuis deux ans, les équipes du Bureau Export n’ont de cesse que de permettre aux répertoires dits « classiques » de bénéficier de l’énergie déployée par toute la filière. La Gouvernance de l’association a été revue pour permettre à la FEVIS de rejoindre le conseil d’administration. Le dispositif d’aides a été clarifié et sa dotation relevée pour mieux répondre aux attentes des professionnels. Les résultats de cette nouvelle politique ne se sont pas faits attendre et le nombre d’ensembles adhérents de l’association a plus que doublé en un an..

Pour autant, ces actions s’inscrivent dans un cadre financier totalement sous-dimensionné au regard des enjeux de l’export pour la filière musicale. Ainsi, la commission d’aides dédiée à la musique classique ne dispose que d’un budget de 150 000 €. Dans ces conditions, le Bureau Export n’est pas en mesure de jouer un rôle réellement structurant dans le déploiement des stratégies export des professionnels.

Pour cette raison, la filière musicale se mobilise depuis des années pour augmenter de 5 M€ le budget de l’association afin de renforcer ses moyens d’intervention et sa présence à l’étranger. A très court terme, si le Bureau Export n’est pas en mesure d’augmenter d’au moins 2,5 M€ son fonds de soutien, le niveau moyen des aides va diminuer et l’espoir né de la réforme se transformera en une immense déception.

La FEVIS ne peut que soutenir la demande de la filière d’une augmentation de 2,5 M€ de la dotation publique du Bureau Export, car il s’agit d’un outil indispensable pour le rayonnement, l’économie et l’avenir du secteur musical.