Le Chant de la Terre – Laurent Cuniot

TM+

Direction musicale : Laurent Cuniot


29/03/2024 | 20:00

Monaco

Printemps des Arts de Monte-Carlo

Printemps des Arts de Monte-Carlo

12 Avenue d'Ostende

Monaco

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Programme

Laurent Cuniot
Le Chant de la Terre (CREATION MONDIALE)

Distribution :

Pauline Sikirdji, mezzo-soprano
Benjamin Alunni, ténor


Ensemble TM+


Gilles BURGOS, Anne-Cécile CUNIOT, flûtes
Louis LUCIAT, hautbois
Nicolas FARGEIX, Bogdan SYDORENKO, clarinettes
Vianney DESPLANTES, saxhorn
Eric DU FAŸ, cor
Anne RICQUEBOURG, Sandrine CHATRON, harpes
Florent JODELET, percussions
Noëmi SCHINDLER, Floriane BONANNI, violons
Marion PLARD, Antonin LE FAURE, altos
Florian LAURIDON, violoncelle
Charlotte TESTU, contrebasse


Laurent CUNIOT, direction

CRÉATION
LE CHANT DE LA TERRE DE LAURENT CUNIOT, POUR MEZZO-SOPRANO, TÉNOR ET 16 INSTRUMENTS

La proposition vient de Bruno Mantovani, directeur musical du printemps des Arts de Monte-Carlo : susciter la création d’un Chant de la terre d’aujourd’hui, après celui de Gustav Mahler, symphonie de lieder sur des poèmes chinois – revus par le romantisme allemand – qui disent l’infini et l’éphémère, la beauté de la nature et la douleur de l’homme, l’espérance et la résignation. En demandant à un compositeur de s’emparer des mêmes poèmes – ici dans une traduction en français – et d’écrire sa propre musique ; avec, autour, à travers.

De Laurent Cuniot compositeur, Bruno Mantovani écrivait récemment qu’il réinvestissait les notions de mélodie, de rythme, d’harmonie avec sa propre actualité et sa propre science.
C’est de la même manière, avec sa nécessaire actualité intérieure et la même singularité d’écriture, que Laurent Cuniot réinvestit l’imaginaire mahlérien. Qu’on l’entende bien : l’univers du modèle est indépassable, il ne s’agit pas d’un pastiche, il n’y aura ni citation ni référence. Peut-être seulement, et sans doute inaudible aux autres, la trace que l’oeuvre de Gustav Mahler, familière à Laurent Cuniot, aura laissée dans son inconscient.

Car le propos de l’oeuvre est ailleurs.

Il est dans la rencontre à distance avec les préoccupations de Mahler à propos de la dramaturgie musicale d’une grande forme, depuis les tensions exacerbées du chant initial jusqu’à l’émotion du dernier adieu, suspendue aux énergies qui l’ont précédé et ainsi rendu nécessaire.

Il est dans l’exercice d’un art et l’usage d’une expression d’aujourd’hui pour aviver des reliefs émotionnels et sonores dans un monde qui, depuis un siècle, en a entendu d’autres.
Il est dans la conjonction des imaginaires autour d’une poétique, quand l’espace de la nature ouvre en nous nos propres espaces d’émotion et de connaissance de soi.

Didier Lamare

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