Motets de jeunesse de Lalande

Ensemble Correspondances


05/12/2019 | 19h00

Grenoble

MC2

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France


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Distribution :

Ensemble Correspondances

Nommé en 1683 à la Chapelle, le jeune Michel-Richard Delalande met fin au monopole de Lully et gagne rapidement l’estime du roi finissant lui-même par obtenir toutes les charges de la musique à la cour. Dans le cadre richement pourvu de la chapelle royale il constitue un répertoire de grands motets qui deviendront des modèles en Europe et dont la postérité se prolonge au sein du Concert Spirituel, société privée d’organisation de concerts à Paris, générant un nouveau modèle économique musical.

Mais il existe une autre facette moins connue de ce grand chef d’entreprise qu’était Lalande : sa musique pour les couvents, notamment à la demande de Mme de Maintenon pour sa fondation de St Cyr. La simplicité de la musique – sans argent, sans professionnels mais avec les seules voix des jeunes filles – offre un contraste flagrant par rapport aux grands motets de cour.

Loin des ors de Versailles mais soucieux d’être connectés aux goûts de la cour, les compositeurs du royaume imitent le modèle versaillais : ainsi Sébastien de Brossard qui avait des moyens bien plus faibles à la Cathédrale de Strasbourg, va repousser les limites économiques imposées par les chanoines pour tenter d’introduire le grand motet en province.

Dans ces contextes de représentations totalement différents, de la plus extrême simplicité pour les couvents, aux fastes de la cour, certains musiciens ont pu créer au-delà des limites financières imposées, faisant sentir derrière chaque note une envie de se dépasser ! La musique n’obéit plus à la finance : elle la transcende !

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