Le langage, distordu par Lassus ou distendu par l’Asmatikon byzantin, s’y efface pour laisser place à la sensation pure. C’est une nouvelle grammaire qui se crée, celle de la rencontre de la musique avec le corps, des corps des chanteurs avec le corps du geste de direction avec les corps des auditeurs, au ressac des ondes sonores.
O Sidera est un choc, un rapt, qui se vit d’abord et s’explique après.
Le programme se lit quand le chant s’arrête, comme pour chercher une explication rationnelle à ce que l’on vient de traverser.