Festival de Musique Romantique de Salviac – Canso
Ensemble Antiphona
Direction musicale : Rolandas Muleika
25/08/2024 | 20h30
Salviac
Église Saint-Jacques-le-Majeur
BilletterieÉglise Saint-Jacques-le-Majeur
Place de L,église
Salviac
Lot
Occitanie
France
Festival de Musique Romantique de Salviac
Pour en savoir plusProgramme
Oeuvres jouées
Dum Pater Familias - Codex Calixtinus (12e siècle)
Pax in nomine Domini - Canso Marcabru (12e siècle)
A Chantar - Beatriz de Die (1140-1175)
Exultantes in partu virginis - Manuscrit du Puy (14e siècle)
In pace in idispum - Guillaume Bouzignac (1590-1640)
Consolamini - Etienne Moulinié (1599-1676)
Miserere mei - Michel-Richard de Lalande (1657-1726)
Magnificat - Bernard-Aymable Dupuy (1707-1789)
Canso - Christopher Gibert (1993)
Distribution :
Coline Bouton : Soprano 1
Eva Tamisier : Soprano 2
Charle d'Hubert : Contre-ténor
Théo Jugié : Ténor
Timothé Bougon : Baryton
Saori Sato : Orgue positif
Susan Edward : Basse à l'archet
Ce programme illustre parfaitement la dimension intemporelle caractérisant, par-delà les siècles et les styles, la musique des compositeurs languedociens, singulier concentré de verve populaire et de profondeur méditative. Dès le haut Moyen-Age, l’hymne martial des pèlerins de Compostelle, Dum pater Familias, charrie ce brillant syncrétisme sur les routes d’Europe. Dans le même temps, les vers élégiaques de la trobairitz Beatriz, comtesse de Die, dévoilent, sous des airs plus intimistes, une identité culturelle à nulle autre pareille, tour à tour truculente et austère, dont l’imprégnation se fait sentir jusque dans le répertoire liturgique du siècle suivant, avec Exultantes in partu virginis.
Cette spécificité occitane perdure à travers les formes plus sophistiquées du 17e et 18e siècles. Les ors du baroque lui offrent une magnificence inédite, sous l’impulsion foisonnante des grands compositeurs du cru. Les motets à 4 voix de Guillaume Bouzignac côtoient alors les dialogues musicaux d’Étienne Mouligné. Plus tard, lorsque les polyphonies sacrées de Bernard-Aymable Dupuy viennent à résonner sous les voûtes de la basilique Saint-Sernin avec Magnificat, Toulouse devient le coeur battant du Languedoc musical. L’essor concomitant de l’art lyrique consacrera son statut et sa renommée, hissant la ville rose au rang de «capitale du belcanto» durant l’époque romantique.