Fractales métronomiques
TM+
Direction musicale : Julien Leroy
30/04/2027 | 20h00
Nanterre
Maison de la musique de Nanterre
Billetterie Autres représentationsMaison de la musique de Nanterre
8 Rue des Anciennes Mairies
Nanterre
Hauts-de-Seine
Île-de-France
France
Programme
György Ligeti :
Kammerkonzert (1969-70)
Hungarian Rock (1978)
Quatuor n° 1 « Métamorphoses nocturnes » (1953-54)
Trio « Hommage à Brahms » (1982)
Sonate pour alto (1991-94)
Études pour piano (1985-2001)
Continuum (1968)
Six Bagatelles (1953)
Musica ricercata (1951-1953)
Poème Symphonique pour 100 métronomes (1962)
Distribution :
Julien Leroy - direction
Justine Emard - plasticienne
Anne-Cécile CUNIOT – flute
Louis LUCIAT – hautbois, hautbois d’amour, cor anglais
Bogdan SYDORENKO – clarinette 1, clarinette basse
Mathieu STEFFANUS – clarinette 2
Eric DU FAYE – cor
Paul Manfrin – trombone
Ninon HANNECART-SEGAL – clavecin, orgue électrique
Géraldine DUTRONCY – piano, célesta
Noëmi SCHINDLER – violon 1
Maud LOVETT – violon 2
Marc DESMONS – alto
Florian LAURIDON – violoncelle
NN – contrebasse
Marie DELEBARRE – régie générale
Yann BOULOISEAU – régie son
Ce voyage sonore à travers l’univers du compositeur hongrois György Ligeti invite à éprouver le temps comme une sensation en mouvement et à découvrir les multiples facettes de son œuvre. Du répertoire « savant » aux influences de la musique populaire, de ses œuvres reprises au cinéma aux sonorités familières des auditeurs de radio, Ligeti compose un univers singulier et accessible.
Au cœur du parcours, le Kammerkonzert déploie un labyrinthe de micropolyphonies où treize virtuoses font naître des nuages de sons, entre lenteur suspendue et mécaniques fulgurantes. Autour de cette œuvre gravitent le Continuum, les Études pour piano et d’autres pièces de chambre, où le temps se comprime, s’étire et finit par se suspendre. Puis le Poème symphonique pour 100 métronomes transforme cette réflexion en expérience : cent mécanismes autonomes composent un paysage rythmique imprévisible, avec la participation des classes du conservatoire. Entre œuvre, installation et rituel, le public devient témoin et acteur d’une confusion savamment orchestrée.
Cette expérience se prolonge dans une scénographie de la plasticienne Justine Emard, inspirée de la « mathématique-fiction », où de hautes plaques de plus de 5 mètres, comme des écrans sculpturaux, se déploient dans l’espace et se parent de lumières diffractées. Le public est invité à investir autrement les différents espaces, dans une expérience à la fois musicale, spatiale et sensible. Un parcours où le temps se dérègle, se démultiplie et devient une matière à écouter, à regarder et à éprouver.