Musée de l'Armée
129 Rue de Grenelle
Paris
Paris
Île-de-France
France
Regarder et écouter
Programme
Antonio Albanese (1728 - 1803)
Dionisio Aguado (1784 - 1849)
Ferdinando Carulli (1770 -1841)
Manuel Garcia (1775 - 1832)
Johann Kaspar Mertz (1806 - 1856)
Esteban Moreno ( ? - ? )
Federico Moretti (1765 - 1838)
Narciso Paz (ca 1750 - ?)
Fernando Sor (1778 - 1839)
Distribution :
Clélia Horvat : chant et violoncelle
Francisco Mañalich : chant, danse et arpeggione
Olga Pitarch : chant, danse et castagnettes
Jaime Puente : danse et castagnettes
Marco Horvat : guitare romantique
Massimo Moscardo : guitare romantique et guitare « terzina »
« ¡ Bien parado ! » c’est par cette exclamation joyeuse que le public saluait la fin d’une seguidilla, chantée et dansée au son des guitares et des castagnettes, alors que danseurs et musiciens venaient de suspendre leur jeu de façon parfaitement synchronisée.
En ce début de XIXe siècle, l’Espagne joyeuse des marchés, des places et des jardins se réconcilie avec celle des salons huppés de la haute société par le truchement d’une danse populaire entre toutes : la seguidilla, qualifiée selon ses origines par les adjectifs manchega, tirana ou bolera, d’où vient le fameux terme de Bolero qui s’est généralisé en France.
La seguidilla chante et danse mieux que toute autre le génie espagnol. Ce génie, admiré de toute l’Europe, sera un temps réduit au silence lors des massacres perpétrés par les généraux de Napoléon à la suite des révoltes de mai 1808, illustrées par le tableau très célèbre dit « Tres de Mayo » de Francisco de Goya. La France et l’Espagne sont alors liées par des intérêts géo-politiques importants, où les différents partis se déchirent, se heurtent et se réconcilient tour à tour sous la main de fer de l’Empereur français.
C’est donc à un voyage dans cette époque haute en couleurs et bousculée par des bouleversements politiques puissants que nous vous invitons, dans une rêverie musicale et chorégraphique qui convoquera des voix célèbres comme celle de Napoléon Bonaparte, de son ministre Talleyrand, du romancier et critique Théophile Gautier, du compositeur et théoricien Fernando Sor, et de compositeurs à découvrir comme Dionisio Aguado, Salvador Castro, Manuel Garcia, Esteban Moreno, Frederico Moretti, Narciso Paz…
Le moment venu, ne manquez pas de vous exclamer avec nous : « ¡ Bien parado ! »