Rameau, Castor et Pollux

Cappella Mediterranea

Direction musicale : Leonardo García-Alarcón


12/04/2026 | 15h00

Versailles

Opéra Royal de Versailles

Billetterie
Ensemble FEVIS AuRA

Opéra Royal de Versailles

3 Place Léon Gambetta

Versailles

Yvelines

Île-de-France

France


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Programme

Livret de Pierre-Joseph Bernard Version de 1737

Créé le 24 octobre 1737 par l’Académie royale de musique au Palais-Royal à Paris

Distribution :

Leonardo García-Alarcón | Direction musicale

Reinoud van Mechelen | Castor
Thomas Dolié | Pollux
Sophie Junker | Télaïre
Victoire Bunel | Phébé
Cappella Mediterranea
Chœur de Chambre de Namur


Cet opéra explore la thématique du pouvoir du sacrifice et des liens fraternels face aux lois divines. Pollux, fils immortel de Jupiter, renonce à son immortalité pour descendre aux Enfers et ramener son frère Castor à la vie. C’est avec le chorégraphe Edward Clug que Leonardo García‑Alarcón est invité à travailler cette oeuvre, où s’entrelacent amour fraternel, héroïsme et échos de guerre.

S’il est déjà l’auteur de nombreuses pièces pour clavier, de pièces religieuses et de circonstances, c’est un Jean-Philippe Rameau déjà cinquantenaire qui compose en 1733 sa première tragédie lyrique, Hippolyte et Aricie. Les Indes galantes suivent en 1735 et, enfin, en 1737, Castor et Pollux. Le compositeur intègre dans ces cinq actes ponctués de divertissements dansés des madrigalismes italianisants, des ornementations virtuoses, des progressions d’accords inhabituelles, des dissonances subtiles et de riches textures orchestrales, le tout visant à souligner les émotions des personnages et les tensions dramatiques.

Dans un double désir de retourner aux sources de l’œuvre et de faire découvrir une partition méconnue, Leonardo García-Alarcón et le chorégraphe roumain Edward Clug ont décidé de s’attaquer à la version rarement jouée de 1737, plus novatrice et plus subtile que celle remaniée en 1754. Sur fond d’une guerre entre deux peuples voisins ayant laissé des traces profondes, Rameau brosse un portrait quasi psychologique des personnages, en particulier d’un Pollux écartelé entre son amour pour Télaïre, la promise de son frère Castor, et son devoir envers ce dernier. Désireux de renoncer à son immortalité pour sauver son frère mortel tombé au combat, Pollux descend dans les enfers pour y prendre sa place. Ce dont il est question ici, c’est d’une fraternité qui se veut universelle et qui transcende tout – même la mort –, d’un amour inconditionnel et vainqueur des affres de la guerre.

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