101 lettres de directeurs et directrices artistiques pour expliquer : la FEVIS a rencontré la ministre de la Culture
Publié le 29 juin 2023

101 lettres pour expliquer.
Suite à la tribune signée par une centaine de directeurs et directrices artistiques de nos ensembles et publiée dans Le Monde du 17 juin, le président de la Fevis Jacques Toubon a pu remettre à la ministre Rima Abdul-malak 101 lettres de ces artistes qui cette fois ont pu chacun expliquer, documenter, témoigner très concrètement des difficultés particulières auxquelles elles et ils doivent faire face.
101 lettres pour faire comprendre à la ministre et à ses services que ce sont bien nos ensembles indépendants qui, en bout de chaîne, absorbent les difficultés de tout le secteur. 101 lettres pour prendre conscience qu’en cette période, ils ne sont plus en mesure de s’adapter plus, de réinventer des modèles pour faire avec moins. La variable d’ajustement est à l’os.
Pendant l’heure d’entretien que la ministre leur a accordée, et pendant laquelle elle a montré une attention et une écoute très positives, Jacques Toubon et Louis Presset ont pu préciser les raisons et les conséquences de la crise du secteur et faire entendre 3 messages clairs :
– un besoin de financements. Notre secteur meurt et sans apports nouveaux et urgents, pas de solution suffisante. A pu être rappelée à cet égard la question de la mise en place d’une taxe streaming que le secteur musical réclame quasi unanimement, et que chacun considère comme simple, éthiquement juste, ordinaire si on considère le modèle du cinéma et du CNC, bref, évidente.
– la nécessité d’une répartition équilibrée des financements (rattrapages d’inflation, moyens budgétaires nouveaux ou nouvelle taxe streaming, quels qu’ils soient) : mettre en place un système vertueux (comme le cinéma au CNC ou le livre au CNL) où l’industrie musicale participe à financer les projets plus exploratoires ; de même ne pas refinancer le secteur du spectacle vivant et de la musique classique que par un seul bout de la chaîne (les salles et lieux) mais plutôt favoriser un financement de l’ensemble de la chaîne de création, dont les ensembles.
– L’utilité fondamentale d’une mission ambitieuse sur l’indépendance. Après les missions sur le lyrique (Sonrier) et le symphonique (Poursin), c’est un écosystème complet qu’il convient de penser, de réorganiser, d’accompagner dans ses mutations, son périmètre doit intégrer tous les aspects de la production musicale (économie, diff, prod, création, implantation locale, publics, social, écologie, formation, financements …) et doit permettre à l’ensemble des acteurs indépendants et leurs partenaires d’y travailler conjointement.
Et en attendant des avancées, nous restons mobilisés.
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